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Jean-Pierre Lusseau et Nadine Comba au Brusc

Six-Fours - Culture samedi 21 octobre 2017

Jean-Pierre Lusseau et Nadine Comba exposent à la Maison duExpo Jean Pierre Lusseau et Nadine Comba Patrimoine au Brusc jusqu'au 26 novembre. Présentation par le Pôle Arts Plastiques de Six-Fours:

> Jean-Pierre LUSSEAU

« Sur le fait de peindre, le plus difficile est de désapprendre chaque jour ce que l'on sait pour improviser en jazz ou en peinture. Quelque chose de fugace, une trace que l'on doit retenir, trop tard... elle est partie elle s'est envolée. »

Regards sur un artisan-chercheur

Jean-Pierre Lusseau est un artiste « complet » : il dessine, peint, sculpte, et écrit... A l'origine, sous forme de « séries », il décline, suivant une idée, tout un enchaînement de représentations... A la recherche quasi improbable de la rapidité, du mouvement, de l'équilibre et de l'illusion de la vie... Il travaille inlassablement les imbrications de formes, de matières, de gestes, de corps et de couleurs... Ferraille, bois... Il tisse un peu comme l'éternel amoureux d'une femme dans tous ses états ... Unions de ventres, de musiques et de danses... Communion de sexe, de tendresse et de joie... Son oeuvre nous embarque au détour d'une représentation colorée et harmonieuse de sa musique intérieure... Amour toujours...

(N.C, Correns, 2013)

De l'ombre à la lumière

Rythme, volutes, espace, couleur, profondeurs intemporelles... Insolite reconnaissance des corps, libre jouissance des ombres, mouvements calqués sur la vie en déroulement...
Vive et enthousiaste sa peinture traversée d'ondes jazziques offre un regard précis sur son idée de la lumière...

Jean-Pierre Lusseau danse avec ses pinceaux et peint avec son cœur.

(Amande C, 2017)

> Nadine COMBA

« Flot d'une imagerie sexuelle "pré cousue", installant tour à tour le dégoût d'une peau, trop proche, le désir de toucher, de caresser ou de sentir, et même la tentation de rire très fort... Gêne ou introspection positive... Et si le "Voir" n'était qu'une question de point de Vue ?
La Vue est peut-être le "pré-senti" du toucher ?... La peau est certainement un organe primordial... Les émotions induites par l'image peuvent être distendues et disproportionnées. »

« Voir ? Que Voir ? Comment Voir ? Juste un coin de peau, un ou deux plis, un grain, un poil, un pore, une soie, une laine ... Et quelques "imaginaires" plus loin, le souffle est coupé, la question posée, la crainte installée... Pourtant aucune "partie intime" n'est photographiée !.... et Certains devinent, d'autres recréent, d'autres encore détournent le regard... Les enfants eux, imaginent volontiers... Une tête de serpent, un papillon qui dort, une grotte sombre et terrifiante... Mais pas l'ombre d'un "Zizi" ! »

De l'intime au sublime

Les images de Nadine Comba, qu'elles soient en noir et blanc ou en couleurs, nous emmènent très loin, hors du temps, nous entraînent dans l'imaginaire au cœur de mondes insoupçonnés... Elles naissent de l'observation de la curiosité sensible, à la manière d'un entomologiste, de l'étude du corps, d'endroits inattendus, qui après une alchimie singulière deviennent lumière, transparence et sensualité. Regard au travers de fenêtres surprenantes qui émeuvent notre esprit... Envoûtement quasi mystique... L'esprit de Pascal Quignard (ou plutôt Murakami) plane sur ses œuvres.

(Jules P, 2017)

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